La collaboration entre l’Université de Hong Kong (HKU) et l’Institut Pasteur a été signée pour 10 années supplémentaires [en]

Une signature pour prolonger de 10 ans l’emblématique et fructueuse collaboration entre l’Université de Hong Kong (HKU) et l’Institut Pasteur.

PNGL’histoire qui unit Hong Kong et l’Institut Pasteur, la célèbre fondation privée à but non lucratif devenue un acteur international majeur de la recherche et l’enseignement en santé publique, peut s’écrire sur 130 ans. Une histoire riche de succès, qui témoigne du chemin parcouru ensemble par Hong Kong et la France pour faire progresser la connaissance scientifique et la médecine.

En 1887, Louis Pasteur, le « père de la microbiologie » fondait à Paris l’institut qui porte son nom quand la même année, Sir Patrick Manson, médecin écossais et « père de la médecine tropicale » fondait le Hong Kong College of Medicine dont le Dr Sun Yat-sen allait être l’un des premiers diplômés. En 1894, le premier « pasteurien » arrivait à Hong Kong alors que sévissait dans la région une pandémie de peste bubonique. C’était Alexandre Yersin, disciple de Louis Pasteur. Il identifia le bacille responsable de la maladie qui porte désormais son nom : Yersinia pestis. Sur un registre plus anecdotique, on peut se souvenir qu’en 1978, des chercheurs de l’Université de Hong Kong travaillèrent avec des scientifiques de l’Institut Pasteur pour identifier une bactérie qui décimait les mammifères marins du bien connu Ocean Park.

C’est en 1999 que le partenariat entre l’Université de Hong Kong et l’Institut Pasteur prend forme sur le long terme. Soutenues par le mécène hongkongais Dr James Kung, les deux institutions se mirent d’accord pour créer conjointement un laboratoire de recherche dédié à la recherche fondamentale en génomique bactérienne. En 2003, l’épidémie de SRAS (le syndrome respiratoire aigu sévère) qui fut fatale pour plusieurs centaines de personnes à Hong Kong vint changer la perception du risque lié aux maladies infectieuses pour les populations. En réponse à ces inquiétudes, les recherches du laboratoire s’orientèrent alors vers l’étude des virus respiratoires menaçant Hong Kong et la région. Malik Peiris, son actuel co-directeur, participa à l’identification du virus responsable du SRAS, ce qui contribua à lui conférer une très grande notoriété dans la communauté scientifique.

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Leo Kung (Chairman of the Pasteur Fondation Asia), Peter Mathieson (VC of HKU), Christian Bréchot (DG Institut Pasteur) - Hong Kong University


Depuis, de nombreux travaux conduits par les scientifiques du HKU-Pasteur Research Pole et leurs collègues ont permis d’approfondir la connaissance de virus au cœur des préoccupations de santé publique – grippe saisonnière, grippes aviaires, porcines, dengue, coronavirus responsables du SARS et du MERS (syndrome respiratoire du Moyen Orient) – et de mettre au point des tests diagnostics efficaces et rapides à mettre en place. Tout récemment, une équipe se lance dans l’investigation du virus Zika, toujours dans le souci d’apporter une contribution significative aux efforts du réseau Pasteur mobilisé pour lutter contre l’épidémie. Progressivement, HKU-Pasteur Research Pole est également devenu un acteur régional incontournable pour l’enseignement des disciplines biomédicales avec ses cours en forme de master classes qui forment la future génération de scientifiques.

Pleinement ancré au sein du Réseau International des Instituts Pasteur- 33 instituts dans 26 pays – HKU-Pasteur Research Pole se doit néanmoins de sécuriser son avenir. En ce sens, la signature le 2 mars 2017 du contrat qui vient renouveler le partenariat entre l’Université de Hong Kong et l’Institut Pasteur pour une période de 10 ans est remarquable car les précédents accords couraient sur contrats quinquennaux. Il exprime la volonté commune des deux institutions de consolider les liens qui les unissent à travers le HKU-Pasteur Research Pole, et assurer au laboratoire un futur pérenne et prometteur, au service de l’enseignement et de la recherche sur les maladies infectieuses. Assurément une très bonne nouvelle pour le Consulat Général de France à Hong Kong et Macao, aux côtés du laboratoire depuis sa création.

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Roberto Bruzzonne, Keiki Fukuda, Eric Berti (Consul Général), Leo Kung, Peter Mathieson, Christian Bréchot, Gabriel Leung, Malik Peiris - Hong Kong University

publié le 06/03/2017

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