Appel à la vigilance contre la dengue

[Mise à jour le 21 septembre 2018]

[Mise à jour le 21 septembre 2018] Dans un communiqué en date du 18 septembre, le gouvernement de Hong Kong considère que la situation est désormais sous contrôle, mais appelle le public à rester vigilant contre la dengue, maladie virale transmise par piqûre de moustique, après l’hospitalisation de 29 patients infectés localement.

La plupart auraient été infectés au Lion Rock Park, temporairement fermé au public, et sur l’île de Cheung Chau.

Les autorités sanitaires appellent toute personne présentant les symptômes de la dengue qui se seraient rendues dans les secteurs de Wong Tai Sin (en particulier Lion Rock Park), Kwai Shing West Estate, Clear Water Bay Second Beach, Cheung Chau (Hillside Road, Tsan Tuen Road, Fa Peng Road, San Hing Street, Cheung Chau Sai Tai Road, Lung Tsai Tsuen, Xavier House, Sai Wan Road, Tung Loi Court et Cheung Chau Peak Road) et Charming Garden à se manifester auprès du Center for Health Protection (CHP) en appelant le (+852) 2125 1122.

Face au risque d’épidémie, le gouvernement a annoncé une série de mesures de prévention dont une campagne de lutte contre les moustiques et la mise en place dans les hôpitaux publics d’un système de surveillance en temps réel.

Pour en savoir plus, veuillez visiter le site du CHP.

Qu’est-ce que la dengue ?

La dengue ou « grippe tropicale » est une maladie transmise par la piqûre d’un moustique du genre Aedes porteur de l’un des quatre virus de la dengue. Il n’y a pas de transmission directe de personne à personne.

Le virus de la dengue est un flavivirus, comme le virus West Nile et de la fièvre jaune.

La dengue sévit principalement dans l’ensemble de la zone intertropicale. Selon les estimations actuelles de l’OMS, il pourrait y avoir chaque année de 50 à 100 millions de cas dans le monde.

Le virus circule régulièrement dans les départements français des Amériques (Martinique, Guadeloupe, Guyane), dans les iles françaises du pacifique et de l’océan indien.

Le moustique Aedes albopictus, vecteur potentiel de la dengue (mais également du chikungunya) est présent dans 20 départements de métropole en août 2015. Dans ces départements, le risque d’une circulation autochtone de la dengue suite à l’introduction du virus par un voyageur malade est donc possible.

Les symptômes

Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) se manifestent dans les 3 à 14 jours (4 à 7 jours en moyenne) qui suivent la piqure par le moustique. La dengue touche indifféremment les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes. Le plus souvent bénigne bien qu’invalidante, la dengue peut toutefois se compliquer de formes hémorragiques.

Le traitement

Il n’existe ni traitement curatif spécifique ni vaccin contre la dengue. Le traitement est avant tout symptomatique, notamment de la douleur et de la fièvre. L’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont contre-indiqués du fait du risque hémorragique.

La protection individuelle et collective

La lutte contre les moustiques vecteurs et la protection individuelle (répulsif, port de vêtements longs et amples…) constituent les meilleurs moyens de réduire le risque épidémique. Les personnes résidant dans une zone susceptible d’être concernée par une endémie ou une épidémie de dengue peuvent contribuer à diminuer ce risque en luttant contre les moustiques et notamment en détruisant ou en asséchant les gîtes potentiels, que constitue toute réserve d’eau stagnante à l’extérieur ou à l’intérieur du domicile.

Pour en savoir plus : Comment se protéger de la dengue ?

La lutte contre les moustiques est l’affaire de tous

Les voyageurs se rendant dans les pays où circule le virus de la dengue doivent prendre des mesures de protection individuelle durant les heures d’activité des moustiques, en l’occurrence durant la journée (mais également durant la nuit quand coexiste un risque de transmission du paludisme). En cas d’apparition d’une maladie fébrile pendant et dans les 7 jours suivant le retour d’un séjour, ils doivent consulter au plus tôt un médecin.

publié le 08/10/2018

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