A Hong Kong, le directeur de la banque mondiale décrit le changement climatique comme une menace pour le développement.

Pour la première fois hors d’Europe, le 4ème Symposium des lauréats du prix Nobel pour un développement durable global se tient cette semaine, à Hong Kong.

Intitulé « 4C : Changing Climate, Changing Cities », ce symposium axé sur la mitigation et la résilience au dérèglement climatique, est co-organisé par le "Postdam Institute for climate impact research" (PIK, Postdam, Allemagne) et "Asia Society Hong Kong" [1]. Cette réunion de la « Nobel cause » a comme objectif de faire avancer les discussions sur le dérèglement climatique en préparation de la conférence mondiale sur le climat, COP 21, qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

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Lors de ce symposium, Mr Jim Yong Kin, président de la Banque Mondiale, est intervenu par vidéoconférence et a déclaré qu’il était temps pour l’ensemble des pays d’agir de manière concertée, en employant des moyens financiers et politiques, afin de limiter les conséquences du réchauffement climatique. Selon lui, « le changement climatique représente une menace fondamentale pour le développement humain » [2].

La Chine, dépassant récemment les Etats-Unis, est devenue le premier émetteur de gaz à effet de serre au monde. Ce pays, ainsi que d’autres pays de la région, subirait de plein fouet les effets d’une augmentation de la température, notamment par les catastrophes naturelles comme les typhons et les inondations qu’elle engendrerait. « Une hausse du niveaux des mers de 15 centimètres doublée de cyclones plus violents menace d’inonder une grande partie de Bangkok d’ici les années 2030 » selon la Banque Mondiale.

PNG Photo de Hong Kong prise le 05/04/2015. Hong Kong, une ville côtière à très forte densité urbaine, régulièrement soumise à des typhons.

Selon les propos de M. Kim, « Nous pouvons choisir de construire des villes intelligentes et d’imposer des normes exigeantes en termes d’efficacité énergétique. Nous pouvons accroître l’usage de ressources énergétiques à faible teneur en carbone. »

Au cours de ce symposium, plusieurs réunions de travail à huis-clos, entre lauréats du Prix Nobel, experts scientifiques, économistes et membres du gouvernement hongkongais, déboucheront sur un Memorandum qui sera présenté et signé par les 9 lauréats du Prix Nobel en cloture du Symposium.

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[1]
[2]

Hong Kong le 24 avril 2015

Rédacteurs :

Justin MONIER, Chargé de mission scientifique

Isabelle SAVES, Attaché de coopération scientifique et universitaire

Contact : sciences@consulfrance-hongkong.org

publié le 14/12/2016

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